Van Robaeys Frères

Culture et préparation de fibre de lin

Historique

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Introduction

Les Frères Van Robaeys étaient cultivateurs dans la région D’Ypres. Ils durent la quitter pendant la première guerre mondiale. Les uns sont partis au front, les autres, trop jeunes, se réfugièrent à Killem pour échapper à la fureur des combats.

La guerre terminée, ils commencèrent à teiller le lin de façon artisanale avec des moulins flamands mus par des pédales.

Dans les années 30, le métier de teilleur de lin se mécanise et se développe. Grâce à l’énergie, le travail et la clairvoyance des fondateurs, la société se hisse au 1er rang européen dans son secteur.
Aujourd’hui, Van Robaeys Frères compte une centaine de salariés.

Les exportations se sont développées et touchent aujourd’hui de nombreux pays : Chine, Allemagne, République Tchèque, Italie, Espagne, Russie, Inde, Turquie, …

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Les origines

Il faut remonter quelques années en arrière pour découvrir l’origine de l’ entreprise Van Robaeys, dont le nom évoque à lui seul la culture du lin en France et en Europe.

Originaire de Belgique, la famille de Constant Van Robaeys est venue en France, poussée par l’avancée Allemande de 1914. Ils sont arrivés à Hondschoote-Killem et ont travaillé dans les fermes.

La famille se composait des parents et de six enfants : Camille, Achille, Julien, Maurice, Gaston et Marie qui plus tard, a épousé Jules Cappelle.
En 1917, Julien et Gaston ont commencé à travailler le lin.

A la fin de la guerre 14-18, ils ont choisi de rester à Killem plutôt que de retourner dans leur ferme de Boezinge (près D’Ypres), qui avait été détruite durant les combats.

Le père, Constant Van Robaeys, est décédé en Février 1918, un mois avant que son fils Achille ne donne sa vie pour la patrie. Maurice, quant à lui, disparut à Lorient.

Camille revint en 1919, démobilisé de l’armée belge, et se mit à la tâche avec ses frères Julien, et Gaston.

Ils se sont alors lancés dans le lin, avec un moulin flamand à pédale.
Par la suite, ils ont acheté une maison rue des Dames et monté un petit teillage de roues flamandes actionnées par une locomotive à vapeur, alimentée par des anas. En travaillant presque jour et nuit, ils se sont créé un petit pécule et ont construit une nouvelle unité en 1928, au lieu dit le « Bon coin », à l’emplacement actuel, avec cette fois une teilleuse (appareil permettant de séparer la paille de la fibre).

C’est cette même année que fût créée une SARL entre Julien, Camille, Gaston et Jules Capelle, époux de Marie Van Robaeys.

Les besoins annuels en lin sont, à cette époque, de 300 Hectares.

L’expansion

1929  : Malgré les prévisions peu encourageantes, les frères Van Robaeys mirent une seconde turbine en service et achetèrent le lin brut nécessaire.

L’argent provenant de la vente de la filasse servait immédiatement à la reconstitution d’un stock de lin permettant une production ininterrompue et l’assurance de l’emploi pour les ouvriers et les machines.

L’expansion pouvait maintenant débuter...

On travaillait déjà avec deux turbines et une trentaine de moulins teilleurs, et plus d’une dizaine de teilleurs d’étoupes.

1934  : L’entreprise commence à travailler en deux équipes : une de jour et l’autre de nuit.

1939  : La Société développe ses achats en culture jusqu’en Normandie. Un teillage fût acheté à Quesnoy sur Deûle. Ce fût à partir de cette date que les travaux par contrats débutèrent.

Le cultivateur louait sa terre pour une saison, l’usine s’occupait des semailles et des travaux que le paysan ne pouvait effectuer. De cette façon, le stock de lin constitué était amené à l’usine en fonction des besoins. Ce stock vint à point pendant les premières années de la Guerre.

1940  : Arrivée de Monsieur Gilbert Cappelle, qui était le fils de Jules Cappelle et Marie Van Robaeys.

De 1939 à 1945  : L’activité ralentie, c’est à nouveau une situation délicate mais dès 1946, l’entreprise repart. Sa progression reste constante.

A la fin de la Guerre, l’usine emploie alors 450 personnes : 300 à Killem et 150 à Quesnoy sur Deule.

1967  : Monsieur Gilbert Cappelle succède à Julien Van Robaeys en tant que gérant de la SARL VAN ROBAEYS.

1972  : La SARL Van Robaeys Frères change sa forme juridique en SA qui garde Monsieur Gilbert Cappelle à sa tête mais en tant que Président du Conseil d’Administration.

1978  : La première ligne de lin affiné est installée.

L’évolution

1981-1982  : On remarque une période de mise en place de recherche de clients et d’ essais en ce qui concerne le lin affiné.

1982-1983  : Toujours en ce qui concerne le Lin affiné, l’Entreprise Van Robaeys connaît des résultats encourageants dans les Pays d’ Extrême Orient. Ces pays sont de nouveaux consommateurs et adoptent progressivement le lin.

1987  : Monsieur Gilbert Cappelle cède sa place à Monsieur Jean-Pierre D’Arras qui est le petit fils de Camille Van Robaeys.

1995  : Création d’une unité « CARDERIE » qui a 2 objectifs :
Textile (étoupes passées dans des cardes fines) et Produits Techniques (étoupes passées dans des cardes à haute productivité) : les non-tissés

Leur destination : Accessoires pour l’automobile, et isolation.

2000  : création d’une troisième équipe au teillage pour palier à une forte demande dans le secteur textile, particulièrement dans l’habillement.

2003  : La carderie est certifiée ISO 9001 version 2000.

2013 : Certification Oeko-Tex pour les produits de la carderie et l’affinage.

2016 : Monsieur Jean-Pierre d’Arras cède sa place à son fils, Monsieur Pierre d’Arras.

2016-2017 : Déplacement du second site de teillage de Quesnoy sur Dêule à Fortel-en-Artois.